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  • : Babou
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  • : 29/01/1961
  • : Normandie
  • : Femme de 47 ans, au foyer, sans enfant, souffrant d'une maladie auto immune, mais ayant plein de loisirs et de ressources amicales. J'aime la vie, j'aime les gens, et mon blog m'apporte tout ca. Creer des amities nouvelles et sinceres.

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Dimanche 30 avril 2006

Vous appeliez souvent le 12 quand vous aviez besoin d'un numéro de téléphone ?

A croire que beaucoup de gens le faisaient, car on nous saôule de pubs qui rivalisent de conneries et de débilités pour nous présenter les nouveaux numéros a composer pour obtenir les nouveaux renseignements. J'ignore qui réalise ces pubs, mais c'est ridicule de connerie, on nous prend vraiment pour des idiots innés ou quoi !!!!!!

Le 12 était passé aux oubliettes depuis longtemps pour moi, et je ne pense pas être la seule, surtout grâce au Net et les pages Jaunes et Blanches qui sont là et bien utiles.

Voilà : c'était mon petit coup de gueule du jour :) Ca fait du bien ;)

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Dimanche 30 avril 2006

Pour enlever sans aucune difficulté de la bougie restée dans un bougeoir, la mettre une nuit au congélateur, le lendemain, le morceau de bougie s'en va tout seul.

S'il s'agit d'une bougie parfumée, l'envelopper d'un papier d'alu afin de ne pas risquer de donner l'odeur aux aliments stockés.

Essayé depuis longtemps et approuvé :)

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Samedi 29 avril 2006

LE QUEBEC : MON REVE

Dans quelques mois, je tiendrais ce blog à jour du Québec, en effet, je vais voir nos cousins Québécois à l'automne, je suis folle de joie, je vais aller retrouver une amie, malade comme moi que je connais depuis un long moment : C..... : j'ai hâte d'être dans le hall des arrivées de Montréal, si tu savais, et je sais que le plaisir est partagé, et ô combien.

Je suis heureuse, j'ai envie de partager ma joie et de vous le dire.

J'espère pouvoir vous offrir des photos magnifiques au retour, et j'aimerai tellement prendre " leur accent " que j'adore.

Québec : attend moi : j'arrive !!!!!!!!!

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Samedi 29 avril 2006

Quand on souffre comme moi d'une maladie dite " invisible", il est très dur de faire comprendre aux proches et aux collègues, amis, connaissances que l'on ne peut pas vraiment faire de projet, car on ne sait jamais quand la " crise " va survenir. C'est aussi pour celà que j'ai créé ce blog, car j'en ai marre des forums ou les gens te mettent une rubrique " santé " mais que tu te fais " rappeler à l'ordre " parce que tu parles trop de ta maladie et que celà plombe l'ambiance du forum !!!!!!!

Maintenant, me lit qui veut, et je peux m'exprimer en toute liberté.

Il faut se battre sans cesse, devant la Sécu, devant la COTOREP, devant les proches,  justifiier que l'on est victime et non coupable, et parfois, on a envie de crier : RAS LE BOL !!!!

Je suis dans l'attente d'une carte " station debout pénible ", et en attendant, j'ai mis un papier sur le pare brise de ma voiture, et je me permets de me garer sur les places réservées aux handicapés, mais uniquement quand je suis obligée de me déplacer avec ma canne, ce qui heureusement n'est pas toujours le cas.

Ce qui m'horripile le plus, c'est à la caisse du super marché, quand une personne âgée veut à tout prix passer devant moi, et me dit " vous, vous êtes jeune, vous n'avez pas de problèmes !!!!!!!! " Parfois, j'ai vraiment envie d'être désagréable et de leur dire que je souffre surement plus qu'eux, mais j'ai du respect pour nos ainés et je me tais ! et puis : c'est peine perdue d'avance, alors je m'écrase et je ferme ma " gueule " en bouillant, parce que parfois être debout 1/2 heure est un véritable supplice.

Je connais plein d'ami(e)s atteint de maladies invisibles, et nous sommes tous regroupés pour pouvoir parler de nos maux sans se faire " houspiller ", car nous sommes tous logés à la même enseigne : ne pas être reconnus et j'ai envie de piquer un coup de gueule, à l'attention de tous ces cons qui ne comprennent pas que maladie ne veut pas obligatoirement dire " sang " et " plaies ", que plein de personnes souffrent de façon chronique en silence, sans la moindre considération dans la plus totale ignorance et le mépris le plus total des autres  : croyiez bien que c'est parce que je l'ai vécu, on m'a dépeint comme celle qui disait toujours " aille aille aille ", il a même été fait une BD sur moi, c'est peu dire !!!!  Et si je parle de mépris c'est que si par malheur vous avez une canne où une béquille, on vous dévisage des pieds à la tête, j'ai même un médecin de la Sécu qui a dit à mon médecin traitant : " mais elle va bien, elle a bonne mine " ! Et oui : j'ai ma dignité, je prends soin de moi, et de ma peau, car je ne veux pas que ma maladie se voit, mais je veux que l'on me respecte, celà peut paraître paradoxal, mais c'est important !

J'ai une amie atteinte d'une fibromyalgie sévère, mon ami et moi lui avons redonner le goût des ballades du week-end avec son amoureux en se " dépatouillant " pour lui trouver un fauteuil roulant gratos. C'est çà la solidarité. J'ai été heureuse de lui redonner le goût de vivre et de sortir :)

Je pense que peu de personnes ne veulent ou ne peuvent pas comprendre que nous sommes tous des handicapés en puissance, dès que nous montons dans une voiture, dès que nous traversons une route, on peut le devenir, et je pense que sans tomber dans le délire de dire " oh ma pauvre, comme je te plains ! et ce n'est pas ce que je souhaite, on devrait avoir un peu plus de compassion, quelqu'un qui boite où marche lentement en fait rarement exprès...........

J'ai appris hier le décès du frère d'une ex connaissance qui avait 32 ans : un cancer, celà m'a fait mal : je me console en me disant qu'au moins, mon risque vital n'est pas en question, mais çà fait quand même du bien d'en parler.

Pardonnez moi si je vous ennuie mais j'ai besoin de vider mon sac !.

Merci de m'avoir lue. Amitiés. Babou

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Samedi 29 avril 2006

 Aujourd'hui nous déplorons le décès d’un ami très cher qui se nommait BON SENS et qui a vécu parmi nous de longues années.
 Personne ne connaît exactement son âge, car les registres de naissances  ont
 été perdus il y a bien longtemps dans les méandres de la bureaucratie 
 

 

On se souvient de lui pour des leçons de vie, comme " La journée appartient à celui qui se lève tôt ", " Il ne faut pas tout attendre des autres " et " Ce qui  arrive est peut-être de MA faute "

 BON SENS vivait avec des règles simples et pratiques, comme " Ne pas dépenser plus que ce que l'on a ", et des principes éducatifs clairs,
comme " Ce sont  les parents, et non les enfants, qui décident "
 
 BON SENS a perdu pied quand des parents ont attaqué des professeurs pour avoir fait leur travail en voulant apprendre aux enfants les bonnes
 manières et  le respect .Un enseignant renvoyé, pour avoir réprimandé un élève trop excité, a encore aggravé l'état de santé de BON SENS
 
Il s' est encore plus détérioré quand les écoles ont dû demander et
obtenir une autorisation parentale pour mettre un pansement sur le petit
 bobo d'un  élève, sans pouvoir informer les parents de dangers bien plus graves  encourus par l'enfant
 
 BON SENS a perdu la volonté de survivre quand des criminels recevaient un meilleur traitement que leurs victimes Il a encore pris des coups quand cela devint répréhensible de se défendre contre un voleur dans sa propre maison  et que le voleur pouvait porter plainte pour agression
 
 BON SENS a définitivement perdu sa foi quand une femme qui n'avait pas réalisé qu'une tasse de café bouillant était chaude, en a renversé une petite goutte sur sa jambe, et pour cela a perçu une indemnisation colossale
 
 La mort de BON SENS a été précédée par celle de ses parents :
VERITE ET CONFIANCE, de celle de sa femme, DISCRETION, de celle de sa fille, RESPONSABILITE ainsi que de celle de son fils, RAISON
 
 Il laisse toute la place à ses deux faux-frères : "  C'EST LA FAUTE DE L'AUTRE "et "
JE SUIS UNE VICTIME"
 
 Il n' y avait pas foule à son enterrement car il n'y a plus beaucoup de personnes pour se rendre compte qu'il est parti !
 
 Auteur inconnu - merci à Michèle pour sa contribution.

Celà me parait à méditer, qu'en pensez-vous ?

 

 

 

 

 

 

 

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Mardi 25 avril 2006

Après les iguanes et autres reptiles sans doute devenus trop gros et dont ils se sont débarassés sans vergogne :

Les Américains ont un nouveau hobby : adopter des grands félins chez eux : mais que pensent-ils donc ? J'ai envie de pousser un vrai coup de gueule, car je me dis qu'ils sont vraiment inconscients.

Le tigre est un animal sauvage, aucunement fait pour la captivité domestique, ou alors dans un grand espace ou il sera en semi liberte, mais pas dans une cage comme on a pû voir çà à la télévision hier soir !!!!!!!

Quelques propos au sujet de ce superbe animal :

 

Le plus grand représentant de la famille des chats (félidés), le tigre est également le plus grand mammifère terrestre totalement carnivore.

Prédateur rapide et puissant, le tigre tire son nom du grec ancien pour « flèche ».

Les tigres ont non seulement des rayures sur le pelage, mais aussi sur la peau. À l’instar des empreintes digitales chez l’homme, deux tigres n’auront jamais le même motif de rayures. Ces motifs sont souvent différents d’un flan à l’autre du félin.

La vision nocturne des tigres est plus de cinq fois supérieure à celle de l’Homme.

Les tigres adultes sont des chasseurs solitaires. Un mâle peut partager son territoire avec des femelles, mais il n’empiétera jamais sur celui d’un autre mâle.

Comme chez les lions, les tigres mâles peuvent tuer les petits d’une femelle si ceux-ci sont d’un autre mâle. Cela permet de s’assurer que la femelle ne porte que la progéniture du nouveau mâle.

Un tigre adulte peut manger jusqu’à quarante kilos de viande en un seul repas. Après avoir tué une proie importante, ils peuvent ne pas manger à nouveau pendant une semaine ou deux.

Un tigre a besoin de trois tonnes de viande par an : cela représente de nombreuses parties de chasse quand on sait qu’ils n’arrivent à tuer une proie que toutes les dix ou vingt tentatives !

À poids égal, un tigre a cinq fois plus de force qu’un sportif de haut niveau.

À part l’Homme, les tigres n’ont aucun prédateur naturel.

Les tigres adorent l’eau et sont de très bons nageurs.

L’espérance de vie d’un tigre est de dix à quinze ans en liberté et de vingt ans en captivité.

Le rugissement d’un tigre peut s’entendre jusqu’à deux ou trois kilomètres à la ronde.

Tout comme nos minous domestiques, les tigres ronronnent.

On estime à plus de dix mille le nombre de tigres actuellement en captivité à travers le monde, un nombre supérieur à celui des tigres en liberté.

Sources :

Les Tigres : très beau livre en français de Pascal Picq, maître de conférence au collège de France, superbes photos de François Savigny, préface de Nicolas Hulot

Tigres des neiges : DVD du National Geographic

**********************

Les Américains si obnubilés par la sécurité de leurs enfants, dingues de l'enlèvement, et je sais, j'ai vécu chez eux, je me demande comment ils peuvent mettre en danger leurs gamins en adoptant ces " gros " chats, déjà qu'avec un simple chat, ce n'est pas toujours si facile !

Enfin, c'est mon coup de gueule du jour, je n'oblige personne à être de mon avis :), mais je préfère un petit tigre comme celui çi :

 

Piquer un coup de gueule toute seule fait parfois du bien, et je suis quasi certaine de ne pas être la seule à penser ainsi !!!!

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Mardi 25 avril 2006

 

 

 

Je ne sais pas si beaucoup de gens sont comme moi, mais autant j'aime recevoir des invités quand c'est prévu et leur mitonner ce que je sais leur fera plaisir, autant je déteste les visites à l'improviste !

Quand je suis chez moi seule, je ne fais pas toujours d'efforts de toilettes, je me ballade en tenue décontractée, bref, comme j'aime : je n'ai pas forcément de bonbons ni de gâteaux à offrir à mes visiteurs, bref, vous l'aurez compris : les visites à l'improviste me sortent par les yeux.

Vis à vis de mes proches, je passe pour une sauvage, mais je crois que je suis une sauvage en effet, et cette situation me plait et me convient, donc, je n'ai pas envie de faire d'efforts car changer n'est pas mon souhait :).

Mon idole ( encore Lynda ! ) vont dire certains, je les entends de là, lol, a écrit exactement de ce que je ressens quand quelqu'un vient à l'improviste à la maison, je ne peux résister à vous mettre les paroles de cette chanson dans laquelle je me reconnais totalement.


La visite

J'veux pas d'visite
Parce que j'ai pas passé l'balai
Parce que j'ai pas d'liqueur au frais
J'veux pas d'visite
J'veux pas leur dire comment je vais
Pis j'ai les cheveux tout défaits
J'veux pas d'visite
Parce qu'la maison est à l'envers
Parce que j'suis pas bonne cuisinière
J'veux pas d'visite
Parce qu'les cousins et les beaux-frères
Ça me tombe un peu sur les nerfs
Parce qu'la visite, ça parle fort
Et parce que c'est jamais d'accord
Parce que j'ai pas une grosse façon
parce que j'ai pas de plat d'bonbons
Parce que j'ai pas d'conversation
J'veux pas d'visite!
J'veux pas d'visite
Parce quand ça sonne à la porte
J'ai comme une envie d'être morte
Toute la visite
C'est hypocrite en arrivant
Et puis ça repart en mémérant
J'veux pas d'visite
Je veux qu'on me traite de sauvage
Et que ça s'dise dans l'voisinage
J'veux qu'on m'évite
Que les enfants demandent à leur mère
"Est-ce-que c'est vrai qu'c'est une sorcière?"
Parce qu'la visite, c'comme les fourmis
Ça rentre et puis ça s'multiplie
Ça revient tout le temps comme un cauchemar
Ça pense qu'on est content d'les voir
Ça coupe les films en plein milieu
Ça prend l'divan le plus moelleux
Ça nous condamne à la chaise droite
Ça prend racine, ça mange comme quatre
J'veux pas d'visite
J'ferme les lumières et les rideaux
J'fais ma prière, j'cache mon auto
J'veux pas d'visite
Parc'que j'déteste les surprises
Quand j'me promène en queue d'chemise
Parce qu'la visite, c'est pas futé
Ça fait du bruit, puis ça grignote
C'est des p'tites bêtes bien élevées
Faut leur faire bouffer des peanuts
Mais le problème, c'est qu'ça s'attache
Ça coûte une fortune de pistaches
Et quand ça fini par partir
Ça nous promet qu'ça va rev'nir...
...et ça revient !

 

 

 

 

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Dimanche 23 avril 2006

2006 : ANNEE Paul CEZANNE

Tout d'abord un grand merci à mes ami(e)s pour l'aide apportée à la création de cet article sur Paul Cézanne.

 

 

Biographie de Paul CÉZANNE :
1839 - 1906
Artiste et Peintre (Francais)
Né le 19 janvier 1839
Décédé le 22 octobre 1906 (à l'âge de 67 ans)

Le milieu d'origine de Cézanne est celui de la bonne bourgeoisie provinciale . Son père, propriétaire à Aix-en-Provence d'une prospère fabrique de chapeaux, vivait cependant quelque peu en marge de la société aixoise: il n'était pas marié avec la mère de son fils, une de ses anciennes ouvrières, lorsque ce dernier naquit, en 1839, et ne légalisa sa situation que cinq ans plus tard, avant de s'établir comme banquier. Cezanne fit toutes ses études à Aix, acquérant une solide culture classique et se liant d'une profonde amitié avec quelques-uns de ses camarades de collège, au premier rang desquels Émile Zola, alors son confident le plus intime. Son père le destinait au droit.

Autre :
Livre Paul CÉzanne
Il s’inscrivit à la faculté d'Aix en 1858. Sa vocation artistique était pourtant déjà suffisamment affirmée (il avait suivi les cours de l'école gratuite de dessin depuis 1857) pour qu'il songe à aller étudier la peinture à Paris. Il finit par obtenir de son père qui l'entretient l'indispensable autorisation, et fait un premier séjour parisien au printemps et à l'été de 1861, fréquente l'Académie Charles Suisse où il rencontre Pissarro et Guillaumin, mais échoue au concours d'entrée à l'Ecole des Beaux-Arts.

Il revient à Aix travailler dans la banque paternelle, mais repart un an plus tard pour Paris où il se réinscrit à l'Académie Charles Suisse. C'en est désormais fini des faux départs, des hésitations sinon du découragement devant les difficultés du métier: Cézanne, définitivement, a décidé d'être peintre. Les années suivantes, où il alterne les séjours parisiens, les retours à Aix et les voyages en Provence, le voient suivre le chemin d'un étudiant indépendant, mais aussi respectueux de l'apprentissage traditionnel. Il travaille sur le modèle à l'Académie Suisse, fréquente le Louvre où il remplit de nombreux carnets de croquis d'après les maîtres et copie plusieurs tableaux.



Il continue à fréquenter Zola, qui le soutient dans ses efforts, intellectuellement, moralement et même financièrement, et fait aussi la connaissance de Bazille, Renoir, Monet, Sisley. Par l'intermédiaire de Zola devenu l'ami de Manet, il rencontrera celui-ci en 1866. Les toutes premières oeuvres de Cézanne n'ont pas grand chose à voir avec celles de ses amis impressionnistes, dont il ne partage alors que l'ambition, le désir de nouveauté, et la révolte contre les normes académiques. Il est d'abord séduit par le romantisme de Delacroix, et fait entrer dans ses sujets et ses compositions les obsessions qui l'habitent. La violence dramatique de ses sujets est rendue par des couleurs sombres, comme dans "L'enlèvement" - 1867.



Il peint aussi de nombreux paysages et portraits dans un style réaliste inspiré de Courbet. Cézanne étant un peintre autodidacte (il ne fera pas l'Ecole des Beaux-Arts et l'Académie Suisse ne dispensait pas de cours), sa peinture est alors moins homogène que celle de ses collègues impressionnistes, voire parfois maladroite. Cézanne, à partir de 1863, propose régulièrement des peintures au jury du Salon Officiel de Paris : elles y seront toujours refusées (à une exception près, un portrait, en 1882), malgré ses efforts et les appuis dont il pouvait disposer.

Ses tableaux dénotent déjà une grande diversité thématique : portraits, scènes historiques ou religieuses, natures mortes, paysages de Provence... Grâce à la pension paternelle, le jeune peintre n'a pas les mêmes problèmes d'argent que certains de ses amis (Monet, Renoir, Guillaumin). En 1869, Cézanne rencontre Hortense Fiquet, un modèle qui va devenir sa compagne, mais craignant que son père, un être particulièrement borné et sévère, ne désapprouve cette liaison et remette en cause sa pension, Cézanne la lui cache donc, de même que plus tard la naissance d'un fils, Paul, en 1872, dont l'existence ne sera découverte par son père, fortuitement, qu'en 1878. Cette situation bancale durera en fait jusqu'au mariage, en présence des parents, en 1886. Le couple passe la guerre de 1870-1871 en Provence, puis revient s'établir à Paris.


Chargé de famille, Cézanne, sur les instances de Pissarro, s'installe en 1872 à Pontoise, puis à Auvers-sur-Oise (il y habite dans un logement fourni par le docteur Gachet), où tous deux travaillent en commun. Cézanne n'avait alors jusque là travaillé qu'en atelier, et il va suivre l'exemple de Pissarro et se consacrer surtout au paysage sur le motif. Leur collaboration sera très intense et bénéfique, Cézanne s'imprégnant de la manière impressionniste et confortant Pissarro dans sa volonté d'une composition spatiale plus construite. Dans toutes les années qui suivirent, Cézanne entretiendra un dialogue permanent avec Pissarro et Guillaumin, avec lesquels il partage le souci d'une représentation exacte de la nature.

Pissarro obtint la participation de Cézanne à la première exposition impressionniste, en 1874 : ses œuvres y seront très mal reçues, et Cézanne refuse d'envoyer des toiles à la deuxième exposition, en 1876. Il s'y résout pour la troisième exposition, en 1877, où ses tableaux seront à nouveau mal accueillis par le public, qui les juge plutôt lourds et d'une facture grossière. Les critiques s'en prirent avec une violence particulière aux tableaux de Cézanne.

Théodore Duret (1838-1927) écrit à ce sujet : "L'apport des novateurs en peinture ne s'est jamais produit, au XIXe siècle, sans soulever une opposition plus ou moins violente. Si les Impressionnistes étaient aussi maltraités à leur exposition de 1877, c'est qu'ils avaient atteint leur plein développement et qu'ils montraient réellement des œuvres d'un caractère différent de ce que l'on avait déjà vu. Cézanne était de tous celui qui excitait et devait exciter longtemps le plus d'horreur. On peut dire, pour caractériser l'opinion qu'on s'en formait, qu'il faisait l'effet d'un monstre, d'un ogre. Il avait mis du temps à pleinement se développer. A la première exposition de 1874, il envoyait "La Maison du pendu à Auvers", une œuvre déjà puissante, mais qu'il devait dépasser et qu'il dépassait en effet, en intensité de coloris et en originalité de facture avec "le portrait de M. Choquet" et "les paysages exposés rue Le Peletier". Cézanne, dégoûté et meurtri, cessera toute participation aux expositions impressionnistes. Il va prendre ses distances avec ses amis.

Il continue de travailler à Paris et dans les environs, tout en revenant régulièrement dans le Midi. A la fin des années 1870, Cezanne trouvera, plus tard que ses collègues, une forme achevée de peinture, son style personnel. Si Cézanne se rapproche d'un des principes fondamentaux de l'impressionnisme, qui consiste à se consacrer totalement sur la vision, il ne veut pas en rester à fixer seulement l'"impression" qui en résulte, mais bien "quelque chose d'aussi solide et durable que l'art des musées".

"Le pont de Maincy" (1882-1885) compte parmi les premiers chefs-d'oeuvre de ce style personnel. Le traitement des couleurs des arbres, un vert profond appliqué légèrement, sans séparation nette entre ses petites particules de couleurs voisines, participe à la vision d'ensemble, quand l'organisation picturale du tableau reste bien marquée. Cézanne peint ses paysages en Ile-de-France, et dans sa Provence où il sillonne les collines autour de la Montagne Sainte-Victoire. A côté des portraits, des natures mortes , Cézanne va s'intéresser au nu dans la nature, qu'il appellera "baigneuses".



Son tableau accepté au Salon de 1882 constitue une exception qui ne se renouvellera pas, et, refusé une nouvelle fois en 1884, Cézanne abandonne "la lutte pour Paris". Relativement à l'écart du mouvement artistique, Cézanne travaille maintenant de plus en plus souvent et longuement en Provence, à Aix. Il garde des contacts avec Pissarro auquel il rend visite, et Renoir qui lui rend visite en 1882, puis en 1883 avec Monet.

Le milieu des années 1880 marquera un tournant dans sa vie personnelle. Il rompt avec Zola en 1886, lors de la parution de "L'Œuvre", où il s'était reconnu dans le personnage du peintre avorté Claude Lantier. La même année, la mort de son père le met en possession d'une fortune suffisante pour lui assurer définitivement son indépendance. Ses peintures ne seront que très rarement montrées au public : en 1889 à l'Exposition universelle, en 1887 et 1890, avec le groupe des XX, à Bruxelles.

En 1895, la rétrospective organisée par Ambroise Vollard, jeune marchand d'art de 27 ans, où 150 de ses oeuvres sont exposées, allait marquer un tournant pour Cézanne, jusqu'alors rejeté au Salon et peu apprécié lors des expositions impressionnistes. Cézanne est alors découvert: par ses anciens amis, qui ignoraient en fait beaucoup de son évolution, mais aussi par de jeunes artistes pour qui il est un point d'ancrage, une référence immédiate.

Petit à petit va naître et croître une reconnaissance, à l'origine surtout le fait de jeunes peintres, comme Émile Bernard ou Maurice Denis, qui voient en lui un maître autant qu'un précurseur, puis aussi de quelques rares critiques perspicaces, Gustave Geffroy, Thadée Natanson, Roger Marx, Rilke. Sa réputation ne va plus cesser de grandir et de s'affirmer (Maurice Denis peint en 1900 "L'Hommage à Cézanne" aujourd'hui au musée d'Orsay), avec de nouvelles expositions, chez Vollard en 1898, au Salon des indépendants puis au Salon d'automne (1899, 1904, 1905, 1906). De nombreux peintres viennent alors voir le Maître à Aix.

Toutefois c'est seulement un siècle après la première grande exposition que lui consacra son marchand, Ambroise Vollard, en 1895, et qui le révéla véritablement à ses contemporains, que Cézanne fut véritablement consacré dans son pays : souvenons - nous de cette exposition qui s'est tenue à Paris au Grand Palais et à Londres en 1995. C'est le succès enfin reconnu. Le rôle des amateurs dans cette reconnaissance fut tout aussi essentiel, de son vivant comme après sa mort : Victor Choquet, le petit fonctionnaire collectionneur des impressionnistes, a à sa manière, contribué à donner sa stature définitive à un peintre dont il posséda des ensembles exceptionnels.

Décrié à ses débuts, et encore assez tard dans sa vie, Cézanne est aujourd'hui une figure capitale de l'histoire de l'art. Sa participation au mouvement impressionniste, somme toute relativement mineure, compte moins que la place qu'il occupe entre le XIXe et le XXe siècle, entre d'une part le romantisme de Delacroix et le réalisme de Courbet, qui le marquèrent si fortement à ses débuts, et, de l'autre, les mouvements de la peinture contemporaine depuis le cubisme qui, à des degrés divers, se réclamèrent tous plus ou moins de lui.

Il n'est pas sûr que le bruit fait maintenant autour de son œuvre aurait vraiment réjoui le Cézanne des dernières années, qui redoutait par-dessus tout qu'on le récupérât, qu'on lui mît “le grappin dessus”. La peinture fut pour lui avant tout un travail d'ouvrier, un travail solitaire, sauf à de rares moments, presque pénible, pratiqué sans interruption. De même le dessin, dont on oublie trop souvent qu'il s'agit d'un élément essentiel de son processus créatif.

Cézanne plaçait très haut les fins de l'art, voulant produire des tableaux “qui soient un enseignement”. Aussi ceux-ci sont-ils de plus en plus réfléchis au fur et à mesure qu'il vieillit, mûris dans l'introspection d'un artiste qui, cependant, se donnait comme premier maître la nature: “On n'est ni trop scrupuleux, ni trop sincère, ni trop soumis à la nature; mais on est plus ou moins maître de son modèle, et surtout de ses moyens d'expression”, écrivait-il en 1904. Cette tension entre la réalité objective et sa transposition esthétique est au cœur de sa démarche. Ainsi s'explique pourquoi Cézanne a pu être un modèle pour les générations qui l'ont suivi, alors même qu'elles employaient des chemins divers et contradictoires entre eux.
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Cent ans après sa mort, Aix-en-Provence a décidé de mettre l’enfant du pays à l’honneur. L’année Cézanne commence ce week-end avec l'ouverture, pour la première fois au public, de sites qu'il a immortalisés comme sa maison d'Aix-en-Provence où il a vécu pendant 40 ans. La propriété familiale du Jas de Bouffan, avec son allée des marronniers et sa vue sur la montagne Sainte-Victoire, est ouverte aux visiteurs à partir de samedi 16 mars..

A partir du 2 mai, les tableaux du "grand salon", que Paul Cézanne avait peints à même le mur et qui sont aujourd'hui dispersés dans plusieurs musées du monde, y seront reconstitués. Sur les contreforts de la montagne Sainte-Victoire, un parcours a été aménagé dans les carrières de Bibémus, qui ont inspiré de nombreuses toiles.

Non loin de là, à Gardanne, où ce précurseur de l'art moderne développa sa conception structurale de la peinture, un circuit "Sur les pas de Cézanne" permettra aux visiteurs, à pied et en mini-bus, de découvrir la maison où il vécut en 1885-1886, et les lieux qui ont inspiré une dizaine de toiles, notamment le cabanon du Claou, que la ville vient de restaurer.

Et puis l’exposition "Cézanne en Provence", après Washington, s'installera dans la ville natale du peintre du 9 juin au 17 septembre. Des œuvres jamais vues en France, comme les "Grande baigneuses", y seront montrées.

Cézanne peint des fruits au fil des quatre saisons. Aux pêches et abricots s'ajoutent en été poires, melons et pastèques, puis en automne, les pommes, les grenades et les raisins achetés sur le marché. En hiver, Cézanne leur préfère les agrumes, oranges et citrons, avant que n'arrive le printemps, le temps des cerises.

 

Voir d'autres de ses oeuvres dans la galerie que je lui consacre.

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Dimanche 23 avril 2006

 

Dès demain soir en ligne : la grille de départ !

A demain ;)

Grille de départ :


1 M. Schumacher (All, Ferrari) 1’22’’795
2 J. Button (GB, Honda) 1’22’’988
3 R. Barrichello (Bra, Honda) 1’23’’242
4 F. Massa (Bra, Ferrari) 1’23.702
5 F. Alonso (Esp, Renault) 1’23’’709
6 R. Schumacher (All, Toyota) 1’23’’772
7 J. Montoya (Col, McLaren) 1’24’’021
8 K. Raikkonen (Fin, McLaren) 1’24’’158
9 J. Trulli (Ita,Toyota) 1’24’’172
10 M. Webber (Aus, Williams) 1’24’’795
11 G. Fisichella (Ita, Renault) 1’23’’771
12 J. Villeneuve (Can, BMW) 1’23’’887
13 N. Rosberg (All, Williams) 1’23’’966
14 D. Coulthard (GB, Red Bull) 1’24’’101
15 N. Heidfeld (All, BMW) 1’24’’129
16 V. Liuzzi (Ita, Toro Rosso) 1’24’’520
17 C. Klien (Aut, Red Bull) 1’25’’410
18 S. Speed (EU, Toro Rosso) 1’25’’437
19 T. Monteiro (Por, Midland) 1’26’’820
20 C. Albers (PB, Midland) 1’27’’088
21 T. Sato (Jap, Super Aguri) 1’27’’609
22 Y. Ide (Jap, Super Aguri) 1’29’’282

 

à demain pour le résumé et les commentaires................ :) et le podium :

Arrivée :

1-Schulmi M
2-Alonso
3-Montoya

4-Massa
5-Raikkonen
6-Webber
7-Button
8-Fisicho

Résumé maison :)

Sinon, un GP en Italie avec une Ferrari en tête, ben la télé italienne a oublié qu'il y a 22 voitures au départ. A part Schumi et Alonso (parce qu'il était derrière), on a rien vu d'autre.


Pour Ferrari, un beau GP, avec Massa qui se débrouille bien.


Pour Renault, tout pour Alonso et le reste pour Fisicho, ben oui, ils se sont plantés sur la quantité d'essence pendant les qualifs, résultat : 11éme sur la grille, mais quand même 8éme à l'arrivée.
Discret, mais assez efficace, le résumé de la course de Mac Laren, mal classé sur la grille et malgré tout un podium pour Montoya et une 5éme place pour Raikkonen.


Un invité surprise dans les points, Webber, qui ramène 3 points pour Williams. Comme quoi le moteur Cosworth est loin d'être mauvais. Pour Rosberg, aucune idée de la course qu'il a mené, il n'a pas été filmé par la télé italienne.


Pareil pour Toyoyo, dès que Trulli a abandonné, au 5éme tour, les caméras ont ignoré l'autre voiture, faut dire qu'il n'y avait pas grand chose à filmer.


Par contre, dans les bétisiers de fin d'année, je crois que Honda va monopoliser le temps d'antenne. Après un moteur qui explose a 5 mètres de l'arrivée, on a eu droit a un " pannoteur " pressé de voir partir Button. Il lève son panneau, le pilote part, emportant avec lui la pompe à essence, les mécanos... Voyant ça, le préposé au panneau ne trouve rien de mieux que de foutre dans la tronch