
Comme beaucoup de personnes souffrant de douleurs chroniques, je suis sujette à des phases de dépression lors des périodes les plus douloureuses : c'est tout à fait normal selon mes médecins, les gens souffrant dans leur corps souffrent aussi dans leur tête.
Ne dit-on pas : " un esprit sain dans un corps sain ? "
Je ne suis pas pour autant " folle ", mais j'ai voulu me soigner pour apprendre à gérer ces moments de grand stress et j'ai suivi ce que l'on appelle une thérapie brève dont je vous ai déjà parlé dans un article : l'hypnose Ericksonienne. Depuis, j'ai appris à travailler l'auto hypnose ce qui me permet de mieux gérer mes crises de douleurs et le stress qui les accompagnent.
J'ai trouvé un article sur le Net que j'ai envie de vous mettre en ligne, je pense que celà pourra peut-être utile à certains d'entre vous, où pour des personnes de votre entourage.
Surtout, ne dites jamais à une personne dépressive : " secoue toi ", c'est la pire des choses que vous puissiez faire pour l'enfoncer encore plus ! Laissez là au contraire exprimer son mal être, essayer de l'écouter sans la juger, parfois, on a juste besoin d'être écouté. Tout celà dépend des personnes, car moi, dans ces moments là, je préfère la solitude, c'est la que je me ressource, quand je suis face à face avec moi même et que je peux m'introspecter; j'essaie alors d'appliquer les techniques apprises par mon thérapeuthe.
L'auto hypnose, contrairement à ce que l'on croit est très simple à apprendre, tout le monde, au minimum une fois par jour se trouve dans cet état : quand par exemple on vous parle et que vous êtes " ailleurs " et bien, j'ai appris que dans ces moments là, on est en état d'auto hypnose, c'est alors notre inconscient qui travaille le plus, mais l'on se s'en rend pas compte.
Avec un peu de pratique, partir en " auto hypnose " peut se faire en quelques minutes : personnellement, je n'ai aucun problème pour me plonger dans cet état de relaxation sensoriel : quand je décide d'arrêter, j'ai la sensation d'avoir fait une énorme sieste et d'avoir refait le plein d'énergie positive.
Déclenchement des troubles de l’humeur :
Le déclenchement des troubles peut être brutal (notamment dans le cas des troubles bipolaires), ou beaucoup plus lent et insidieux, avec ralentissement des réactions (ou accélération en phase maniaque), troubles du sommeil, ainsi que souffrance morale, paralysie de la pensée (ou à l’inverse suractivité cérébrale), etc.
On parle de Dépressions majeures lorsque les manifestations sont caractérisées. Mais il existe aussi des états sub-dépressifs appelés dysthymiques – chroniques et apparaissant souvent à l’adolescence - comme il existe à l’opposé des états sub-maniaques.
Phases aiguës :
On parle alors de Dépressions sévères.
Les troubles observés sont :
- «paralysie du cerveau», blocage,
- signes neurovégétatifs : troubles du sommeil, perte de l’appétit, symptômes fonctionnels (maux de tête, de dos, d’estomac, colites,…),
- angoisses (souvent liées à la Dépression).
Les Dépressions les plus graves sont appelées mélancolies ou syndromes de Kottar, nécessitant souvent des électro-narcoses d’urgence.
Les causes :
Elles sont en général multiples :
- accumulation de stress,
- personnalités névrotiques, sièges de conflits internes,
- certains traitements, comme par exemple des hypertenseurs, - organiques : neurologiques, endocriniennes, certains cancers, etc…
Traitements
La durée du traitement actuellement admise est d’environ 4 mois après la fin des symptômes.
Les différentes classes d’antidépresseurs sont :
- les tricycliques (première génération : Anafranil, Tofranil, Ludiomil),
- les ISRS (inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine : Floxifral, Prozac, Séropram, Déroxat),
- et la nouvelle génération (comme l’Effexor, l’Ixel et le Norset).
Il faut bien sûr mentionner également les thymorégulateurs - incontournables en cas de troubles bipolaires - dont les sels de Lithium, dont on sait maintenant qu’ils renforcent l’action de certains antidépresseurs.
La sismothérapie (les électro-narcoses), quant à elle, reste recommandée pour les cas graves (cf. les mélancolies) ou résistants aux antidépresseurs.
On ne peut être exhaustif sur les traitements des troubles de l’humeur sans parler bien entendu des psychothérapies, qu’elles soient de soutien et d’accompagnement, ou cognitives et comportementales : là encore, l’échange entre êtres humains, en l’occurrence le patient et son ou sa thérapeute, est indispensable et irremplaçable, pour que la personne puisse s’affirmer de nouveau et « repartir du bon pied » dans la vie.
Docteur Christian GAY -
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